…l’était un vieux chalet ….
Comme plusieurs me l’ont demandé, Papa a suggéré que je le pose sur la machine à cookies. Voilà donc le texte que j’ai lu pour Papi :
Quand je pense à mon grand-père, je le vois assis sur une chaise quadrillée, au bout d’une table en plastique, sous les feuilles de vigne de la maison de Vogüé. Je l’entends rire parce qu’il gagne à la belote ; et je revois le tapis vert, les cartes un peu cornées, je sens la chaleur d’une journée d’été, je goûte encore les plats de ma grand-mère. Je les entends se crier dessus parce que Mamie a mal joué, et que Papi est mauvais perdant.
Je le revois rentrant de la pêche avec Pierre, avec un seau rempli de fritures.
Je le revois assis derrière son bureau, à l’entrée du château de Vogüé, dans lequel nous avons passé grâce à lui de nombreuses heures avec mes sœurs et mon frère.
Je l’entends, un dimanche après-midi, parler avec intérêt de sa dernière lecture sur un pirate du 19ème siècle, ou sur le fonctionnement économique des pays de l’Est, dont nous devrions tous prendre de la graine !
Je le vois trier minutieusement les aliments dans son assiette, parce qu’il ne faut pas mélanger…
Je revois son béret, son chandail, sa chemise et sa canne.
Mon grand-père était une culture incroyable que je retrouve en mon père.
Mon grand-père était un sourire et une gestuelle que je revois parfois en mon frère.
Mon grand-père, c’était une bonne humeur, un mauvais caractère les mauvais jours, et une gentillesse incroyable.
Mais c’était aussi et surtout un amour silencieux mais démesuré pour sa famille, une volonté de la garder unie, solidaire et bienveillante. Pour cela je le retrouve en chacun de nous, et je ne le remercierai jamais assez de nous avoir transmis ces valeurs, qui le feront vivre en nos cœurs pour toujours.
… et il a gardé de bonnes habitudes !
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